Saint-Exupéry
Lycée
MARSEILLE Cedex 15
 

Ateliers discriminations sexistes

mardi 18 décembre 2018, par Emma GIRAUD

Antinéa, jeune femme d’une trentaine d’années à la voix douce, responsable d’une coopérative d’éducation populaire, rEGALons-nous, a animé des débats permettant des échanges entre les élèves sur différents thèmes consacrés aux relations homme-femme dans la société.
D’entrée de jeu, le cadre est posé :

• on ne prend la parole qu’une seule fois

(lorsqu’on nous donne le bâton de parole),

• on ne monopolise pas la parole,

• on ne parle que pour soi,

• on ne rit pas de la parole de l’autre,

• on ne dit une phrase qui pourrait blesser quelqu’un dans la salle,

• on écoute ce que dit l’autre.

Quelques « pseudo-mythes » sont énoncés tels que
• « les hommes sont moins sensibles que les femmes »,
• « Les filles ont besoin d’être protégées quand elles sortent », (à cause des viols qui pourraient avoir lieu dans la rue, …)
• « On reconnaît facilement une fille facile »,

Les élèves doivent se placer du côté « D’ACC » ou « PAS D’ACC » et échanger des arguments expliquant leur positionnement, d’abord parmi leur camp puis devant la classe entière.

Le débat est mouvant, c’est-à-dire que l’on peut changer d’avis donc de camp.

On constate que la majorité des garçons est d’accord avec les idées véhiculées par la société, ne voit pas où se situe le problème (« qu’est-ce que cela fait si très peu de rue portent des noms de femme ….. ? »), mais ont peu d’arguments à proposer, tandis que la majorité des filles qui prennent la parole, donnent un avis argumenté pour défendre leurs droits. Certaines pourtant restent très conformistes.
Les élèves en viennent à déterminer ensemble les éléments qui distinguent un homme d’une femme, et à les classer selon deux grandes catégories : le sexe biologique ou le sexe social (le genre).
Vient ensuite un exercice personnel. Noter sur un post-it : « je n’ai pas aimé être un garçon quand…… » ou « je n’ai pas aimé être une fille quand ….. ». Tandis que les filles ont chacune un mot à dire sur le sujet, les garçons ne rentrent pas dans l’exercice et le post-it reste désespérément vide…

Antinéa commente les post-it : non, les tâches ménagères ne reviennent pas forcément aux filles ; non, on n’a pas à obéir à des codes vestimentaires ; non le rapport sexuel n’a pas l’obligation d’être douloureux, etc
Un garçon semble conclure : « on est soit fille soit garçon, on profite des avantages soit de l’un soit de l’autre …. ! »
Dernier exercice : un jeu de cartes mentionnant des événements marquants des droits des femmes : l’autorisation du port du pantalon, le droit de vote, l’exercice d’une profession sans l’accord du mari, la pénalisation du viol conjugal, etc. Antinéa nous conte brièvement l’histoire de ces combats.
En toute fin d’atelier, les garçons qui pouvaient sembler dubitatifs jusque-là, semblent raccrocher la séance quand il est question de sexe féminin et de clitoris, mutilé au nom de certaines coutumes, et se trouvent soudainement très curieux …

On termine la séance en rangeant la salle grâce à des garçons forts et à des filles courageuses, décidément les stéréotypes ont la vie dure ….. !

Emma Giraud (observation classe de 218)

Projet porté par Mathilde Grégoire, Emma Giraud, Guylaine Vailhen

 
Lycée Saint-Exupéry – 529 Chemin de la Madrague Ville - 13326 MARSEILLE Cedex 15 – Responsable de publication : Mr Cyril Le Normand
Dernière mise à jour : mercredi 16 janvier 2019 – Tous droits réservés © 2008-2019, Académie d'Aix-Marseille