Saint-Exupéry
Lycée
MARSEILLE Cedex 15
 

Mémoires

jeudi 29 mai 2008

 

Mémoires

Notre voyage fut riche en apprentissage et en découverte grâce aux différents mémoriaux et musées visités. Mais ce qui nous a le plus intéressé fut sûrement les témoignages de Nicolas ROTH, Robert BERAHA et Roger ZANELLI.
Ces trois rencontres furent tout ce que l’on pouvait avoir de mieux pour sentir tout ce que la seconde guerre mondiale a détruit socialement et psychologiquement chez un homme. Derrière chaque histoire,chaque phrase, chaque mot on découvrait parfois l’espoir, parfois la barbarie.
Ni les photos qu’on nous a montrées, ni les documents sonores écoutés, ni les vidéos vues ont été aussi intéressants que ces véritables livres vivants, trois machines à remonter le temps.

Le premier témoignage s’est fait au mémorial de la Shoah
où nous avons écouté Nicolas ROTH. Il a duré environ deux heures durant lesquelles nous avons découvert
l’histoire tragique de cet homme, Hongrois, déporté à Auschwitz.

Il a été soumis aux travaux forcés, dans des conditions inhumaines. Sa mère et ses soeurs, déportées elles aussi, ont été sélectionnées pour la chambre à gaz dès leur arrivée. Mais, Nicolas Roth ne le sachant pas, les a cherchées dans le camp. Il nous a raconté qu’au début n’étant pas sûr de leur mort, il demanda à un déporté plus ancien : "où est ma mére ?" et celui-ci lui répondit, en lui montrant la cheminée du four crématoire : "tu vois cette fumée, c’est ta mère !".

C’est à Lyon que nous avons rencontré les autres témoins :
Robert BERAHA et Roger ZANELLI.

M.ZANELLI commença à nous plonger dans son passé de résistant : il s’occupait de faire passer des tracts, de les coller, de propager les messages de résistance. Plusieurs fois, il a risqué sa vie pour cette cause.
M.BERAHA, lui, est un enfant juif caché. Il nous a fait partager ses souvenirs d’ enfance sous la seconde guerre mondiale.Malgré son jeune âge, il était conscient de tout ce qui se passait.Sa famille et lui ont parfois été forcés de déménager, d’échapper aux Allemands. D’abord ils furent cachés chez un concierge, M.Chaix, puis plus tard chez M.Clément, un paysan qui habitait près de Gap.

Globalement, ce qui ressort de ces témoignages, ce qui frappe , c’est la souffrance ressentie par tous pendant la guerre, surtout celle de M.ROTH La fin de la guerre marque le soulagement pour certains et la fin du calvaire pour d’autres.

Ce que l’on souhaite c’est que l’histoire ne se répète plus, que les bombes n’explosent que dans les mémoires ...
 
 

Ibrahim Hamadi
 

 
 
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